Pourquoi l’ASIA

LA TECHNIQUE ASIA : POURQUOI LA CHOISIR ?

A. La prothèse de hanche mini invasive.

Elle est pratiquée depuis plus de 15 ans maintenant et a fait la preuve de son intérêt:

  • On parle de prothèse de hanche mini invasive si l’incision cutanée mesure moins de 10 cm. MAIS L’IMPORTANT n’est pas ce qui se voit. En vérité, ce qui définit le caractère mini invasif ou mieux «mini agressif» de l’intervention, c’est le souci constant de réduire au minimum le traumatisme sur les structures nobles; capsule, muscles, ligaments, vaisseaux et nerfs qui entourent l’articulation.
  • Les suites post opératoires précoces sont meilleures, avec moins de douleurs, moins de saignement, une récupération musculaire et fonctionnelle plus facile, un confort post-opératoire incomparable, avec un retour plus rapide à une vie normale.

B. L’ASIA (Anterior Supine Intermuscular Approach):
C’ est la seule technique mini invasive qui cumule les avantages, sans présenter les inconvénients reprochés aux autres méthodes.

  • La voie d’abord est antérieure, donc le risque de luxation est réduit au minimum par rapport aux abords postérieurs.
  • Le décubitus dorsal (position sur le dos) apporte facilité et confort pour les patients qui souffrent fréquemment du dos ou des épaules en decubitus latéral, mais aussi pour l’anesthésiste, surtout pour des patients fragiles.
  • Une table d’opération ordinaire est utilisée, sans aucun système de cale ou de traction.
  • L’anesthésie peut être générale ou loco régionale (rachianesthésie).
  • Le patient ne subit aucune irradiation, car il n’est pas utile de faire un contrôle radioscopique
  • Une seule incision est pratiquée (6 à 9 cm)
  • AUCUNE SECTION MUSCULAIRE n’est requise. Les muscles ainsi que la capsule postérieurs sont intégralement respectés.
  • Le choix du type de prothèse est libre, au cotyle comme au fémur.
  • Seule technique à permettre le réglage idéal de la longueur pendant l’intervention, par comparaison directe au niveau des deux chevilles.

C. Elle évite les inconvénients d’autres techniques.

1 – L’abord postéro externe de Moore :

     Technique postérieure et mini postérieure

Il oblige à sectionner au moins une partie des muscles et des tendons pelvi-trochantériens. Le risque de luxation est augmenté. Nécessité de précautions postopératoires assez strictes.

 

2 – La voie antéro-externe transglutéale de Hardinge :

     Technique de Hardinge et mini Hardinge

Elle désinsère partiellement le moyen fessiers, avec souvent une boiterie prolongée, et un risque d’ossification dans les muscles. Elle est peu adaptée au fast-track.

 

3 – La voie antéro latérale type Watson Jones ou Mini Watson Jones (Röttinger.) :

Elle crée un risque pour le nerf fessier supérieur et pour le fémoro cutané. Le patient est installé sur le côté et cela ne permet pas le réglage simple de la longueur.

 

4 – La voie de Hueter sur table orthopédique (Judet) :

La table orthopédique nécessite une manipulation complexe. Il peut exister des complications propres à la traction.

 

5 – La technique MIS double incision (Berger) :

C’est une technique difficile. Elle nécessite deux incisions. Elle exige impérativement une rachianesthésie. Une irradiation ne peut pas être évitée car la préparation du fémur se ferait à l’aveugle. Un contrôle radiologique est donc indispensable pour la préparation fémorale et pour le réglage de la longueur.
Peu de chirurgiens la pratiquent encore en France.